grece.jpgL’Assemblée nationale a adopté le 21 octobre une série de mesures pour faire contribuer à hauteur de 200 millions d’euros les collectivités locales au milliard d’économies sur les dépenses destinées à "réduire" le déficit public lors de l’examen du projet de loi de Finances 2012.

De plus en 2012, comme cette année, les dotations budgétaires de l’État vont être gelées en euros courants, c’est-à-dire qu’il n’y aura pas un euro supplémentaire confié aux élus locaux pour répondre aux besoins de la population, pas un euro de plus pour la petite enfance, pour la santé, pour l’éducation, pour l’entretien du patrimoine, pour les travaux nécessaires à la qualité du service public local, à l’assainissement comme à la préservation de l’environnement, à la prévention des accidents routiers comme aux économies d’énergie !

Tout cela, pourquoi ? Tout simplement parce qu’il faut se plier aux diktats des agences de notation et des marchés financiers et réduire le déficit de l’État, quitte à y faire contribuer, sans contrepartie, les collectivités territoriales et les citoyens. Il est bien loin le temps où la politique de la France ne se faisait pas à la corbeille !