justice.jpgLe projet instituant les jurés populaires et réformant tout à la fois cour d’assises et la justice des mineurs est voté aujourd’hui au Sénat, contre l’avis de l’immense majorité des professionnels de la justice et associations des droits de l’Homme, ou encore de la Commission Nationale Consultative de Droits de l’Homme.

L’introduction de citoyens assesseurs dans les tribunaux correctionnels jugeant essentiellement les délits de violence, porte la marque de la défiance entretenue par le pouvoir, et en premier lieu par le Président de la République, à l’égard des juges. Il a voulu signifier qu’en matière de violences, les magistrats seraient laxistes et qu’il faut leur adjoindre des citoyens censés être plus sévères. En outre, minoritaires dans les tribunaux, sans pouvoirs, ils ne seront que des alibis pour sa politique. Il est d’ailleurs significatif que le nombre des jurés ait été réduit en cour d’assises.