bourse_ou_vie.jpgL’annonce de 555 licenciements par l’entreprise Total qui affichait avec insolence quelques semaines plus tôt un bénéfice de 14 milliards d’euros, a suscité une grande émotion dans le pays. De l’aveu même de cette entreprise, près de la moitié de ce gain serait reversé aux actionnaires. Les salariés, non seulement ne verront qu’une infime partie de ces milliards sur leur bulletin de paie, mais de plus, des centaines d’entre eux se trouveront jetés à la rue.

L’indécence est ainsi portée au plus haut point. L’exemple de Total n’est pas unique. Chaque semaine, chaque jour, des entreprises bénéficiaires décident de licencier afin de conserver les marges de profit nécessaire à une importante rétribution des actionnaires. C’est la logique de la financiarisation de l’économie, pourtant à la source de la crise, qui perdure. 75 milliards d’euros de profits ont ainsi été réalisés en 2008 par les entreprises du CAC 40. 34,9 de ces milliards ont été distribués en dividendes.