Charonne_n_oublions_jamais.jpgLe 8 février 1962, à la fin d'une manifestation de militants communistes et syndicalistes contre l'OAS et pour la paix en Algérie, la police chargeait. Le bilan : 9 morts dont un jeune homme de 16 ans, Daniel Féry, et plusieurs centaines de blessés. Cette violence policière d'une incroyable brutalité, ordonnée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon, et couverte par le gouvernement, intervient à peine un mois avant la fin de la guerre. 60 000 manifestants défilent dans le calme dans les rues de Paris ; le mot d’ordre : « Paix en Algérie et non à l’OAS ». L’Organisation Armée Secrète, hostile à la paix et à l’indépendance de l’Algérie, avait lancé une campagne d’attentats dans la capitale, en France, et bien sûr en Algérie. La manifestation contre l’OAS avait été interdite par le pouvoir gaulliste et les forces de l’ordre passèrent à l’attaque à hauteur du métro Charonne, tristement célèbre depuis.