Alors quoi, pour les uns (les patients) ce sont de nouvelles restrictions de l'accès aux soins qui se profilent avec son lot de nouveaux déremboursements et de difficultés pour trouver des spécialistes (gynéco par exemple) qui restent secteur 1 et de l'autre, ceux qui peuvent s'octroyer, à la condition d'être "raisonnables", des tarifs du double, du triple voir beaucoup plus que le tarif fixé par l'Assurance Maladie !

Pour les uns toujours les mêmes, la culpabilisation continue, c'est encore et toujours nous qui sommes responsables du déficit "abyssale" de la sécu, jamais le chômage qui fait qu'il y a moins de cotisants, jamais le patronat qui obtient toujours plus de baisses et d'exonération de cotisations sociales (ils ont le culot d'appeler cela des charges !), il paraît même qu'ils sont très en colère et en veulent encore davantage, les grands patrons, d'exonération, jamais non plus ceux qui se gavent depuis des années des dividendes que leur rapporte la spéculation financière sans payer le moindre euro pour la solidarité nationale.

Comme le syndicat de la médecine Générale dont les adhérents se font un point d'honneur, une règle éthique de ne pas pratiquer de dépassements d'honoraires, je suis indignée et en colère. Comme lui je demande en urgence un débat parlementaire digne d'un gouvernement de gauche pour réformer positivement l'assurance maladie et les conditions d'accès pour tous aux soins. Je vous invite à signer la pétition.

Martine ANTOINE

Le texte de la pétition :

Halte aux privilèges, à bas les dépassements d’honoraires !

La revue Pratiques est profondément choquée par l'annonce de l'accord intervenu entre la sécurité sociale et les syndicats de médecins libéraux. Elle vous invite à partager la révolte de soignants et citoyens qui rejettent tout dépassement d'honoraires par les médecins ou autres professionnels de santé. Les soins ne sont pas une marchandise, les tarifs doivent être encadrés comme toute activité financée par la solidarité. Il en va de l'avenir de notre sécurité sociale

Pour l'abolition des privilèges, pour un débat public sur la santé ouvert à l’ensemble des citoyens, signez la pétition !

Nous, soignants et citoyens, sommes profondément indignés de l’accord qui vient de légitimer le racket des malades par certains médecins, dits de « secteur 2 », qui abusent sans vergogne de patients en situation de faiblesse. Que ces médecins, « décomplexés » osent publier leurs revenus !

Nous sommes encore plus indignés que le budget de la sécurité sociale, soi-disant au fond du trou, mais aussi nos complémentaires santé, puissent, de quelque manière que ce soit, participer à les engraisser, sans aucune contrepartie de garantie de leurs compétences, de leur indépendance, ni encore de maintien ou de développement de leurs connaissances.

Nous sommes écœurés que des milliers de personnes soient empêchées d’accéder aux soins du fait de la faiblesse de leurs revenus, parce que la sécurité sociale rembourse de moins en moins les soins de base, mais aussi, faute de pouvoir obtenir un rendez-vous dans certaines spécialités, à un prix acceptable.

Nous sommes scandalisés, dans cette période de serrage général de ceinture, par l'indécence qu'il y a à combler ainsi ceux qui sont déjà largement favorisés. Ils veulent tenir boutique ? Qu’ils sortent du circuit de la sécurité sociale solidaire qui assure actuellement leurs revenus. Les vrais libéraux doivent assumer les risques que prennent tous les marchands, mais qu’ils cessent de pomper l’argent public dont les citoyens modestes ont besoin pour se soigner. On les a beaucoup entendus dire qu’ils étaient moins bien payés que les plombiers ou les coiffeuses. Alors, qu’ils changent de métier !

Nous sommes pour boycotter les cabinets de ces libéraux à dépassements « sans tact ni mesure... ». Choisissons des médecins de secteur 1. A défaut, préférons le service public et allons, s’il le faut, engorger les urgences. Ou encore, si, dans un monde libéral, le client est roi, allons les consulter et payons le prix normal de la consultation. Marchandons ce prix en fonction de notre satisfaction, ils pourront toujours appeler à leur secours le conseil de l'ordre, la police des docteurs...

Puisque le gouvernement a peur des médecins – on se demande bien pourquoi – soutenons-le, en réclamant un débat public sur l’état de notre système de santé, sur une juste rémunération des soignants.

EXIGEONS UN DEBAT PARLEMENTAIRE, DIGNE D’UN GOUVERNEMENT DE GAUCHE

Pour signer :

http://www.pratiques.fr/Halte-aux-privileges-a-bas-les.html