Depuis 20 ans, à chaque rentrée, il faut se battre pour maintenir des classes ouvertes, en obtenir de nouvelles, alors que l’école de l’égalité est devenu au fil des réformes successives et des économies budgétaires une école à deux voire trois vitesses. Le droit à l’éducation repose de plus en plus sur les capacités financières des collectivités et des familles, maintenir la cohésion en fournissant à tous les enfants de notre ville du matériel scolaire, permet non seulement, d’alléger la facture de la rentrée mais de réaffirmer à chaque parent que son enfant dans cette ville est considéré comme un citoyen en devenir et qu’à ce titre il est important pour tous.

Une loi d’orientation et de programmation est en discussion actuellement, c’est un acte important pour l’école. Cela doit, nous l’espérons, lui redonner le souffle perdu sous les coups de boutoirs d’une politique de casse menée par la droite. Pour poser les bases d’une refondation qui aura à cœur ce rôle décisif de l'éducation au-delà, de l’acquisition des savoirs qui est de mettre à la disposition de chaque individu les moyens, le désir et la capacité de faire ses propres choix, tout au long de son existence. L’enjeu est grand.