Partout en Europe ces politiques sont en échec, déjà 8 pays sont en récession la France ne doit pas suivre cette voie. Les mesures budgétaires prises ou annoncées par le gouvernement représentent 45 milliards soit 2,25% du PIB et les experts les plus mesurés comme ceux de l'OFCE (Office français de la conjoncture économique) prévoient que cela se traduira par une baisse du PIB de 3,6%. Et ces mesures n'incluent pas le nouvel « effort » que va nécessiter le pacte de compétitivité.

L’accord intitulé « sécurisation de l'emploi » a été conclu entre les organisations patronales et des organisations syndicales représentant une minorité de salariés. Cet accord n'est en aucun cas une bonne nouvelle. Sauf peut-être pour le Medef qui n'en espérait sûrement pas tant. Les parlementaires du Front de gauche ne laisseront pas transcrire dans la loi une nouvelle régression sociale.

Cet accord facilite les licenciements et évite la poursuite des employeurs. Il organise le chantage à l'emploi, aux mobilités forcées et piège les salarié-e-s avec le temps partiel. Il crée des CDI précaires ! Alors qu’on affichait l'ambition de la « sécurisation de l'emploi », on débouche sur la « sécurisation de la flexibilité et du licenciement ». La liste est malheureusement bien longue.

Une autre politique à gauche est possible porteuse d’une alternative globale aux politiques d’austérité. Partout en Europe, des résistances populaires se développent pour imposer une autre logique qui donne la priorité aux besoins sociaux et environnementaux. Nous voulons des politiques qui servent « l’Humain d'abord » et pas les marchés financiers.

Le Front de Gauche met au débat 25 propositions pour sortir de la crise. Travaillons à ce que chaque salarié, de la sortie du système scolaire à la fin de sa carrière professionnelle, puisse disposer d’un certain nombre de droits cumulatifs et progressifs, transférables d’une entreprise à l’autre, d’une branche à l’autre, opposables à tout employeur. En même temps, il doit être assuré de bénéficier d'une formation rémunérée lui permettant l'accès à un autre emploi qualifié et mieux rémunéré. Nous sommes solidaires de toutes celles et ceux qui participeront à la journée d’action du 31 janvier 2013. Aux côtés des agents territoriaux et d’Etat, nous soutenons les revendications pour : - un moratoire immédiat sur les suppressions d’emplois et des créations partout où cela est nécessaire - une augmentation urgente de la valeur du point d’indice des salaires pour un meilleur pouvoir d’achat - l’amélioration du fonctionnement de la Fonction publique et des services publics ; -l’abrogation définitive de la journée de carence.

Ensemble, agissons pour montrer que « l’alternative à l’austérité c’est possible ».

Groupe Communiste et citoyen de Fontenay-sous-Bois