Pour autant, un des effets non désiré par le patronat de ses annonces ,c’est que ce retard légitime la proposition du front de gauche et de ses candidats aux législatives qui se battent pour un moratoire sur les licenciements en argumentant entre autre que le licenciement ne doit pas être une solution d’urgence pour répondre à la crise économique du capital. Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise des capitalistes.

La deuxième leçon à tirer de ces annonces est un grand classique de la lutte des classes. Le patronat a su retarder des plans de licenciements massif parce qu’il avait peur qu’ils ne radicalisent l’électorat. Il craignait le risque par exemple d’un trop grand score de la gauche radicale et donc de Jean-luc Mélenchon le seul candidat audible durant cette campagne qui a fait de la défense des travailleurs et des plus faibles d’entre nous sa boussole politique. Ainsi dons le patronat craint le suffrage universel. Et bien cela tombe bien nous allons voter dans quinze jours. Et c’est là, la troisième leçon de ces annonces. Face a ces menaces de plans sociaux drastiques qui se précisent et se multiplient aux quatre coins du pays(1). la dernière leçon qui s’impose à nous c’est que : Pour sauvegarder l’emploi dans ce contexte de crise capitaliste il va falloir un gouvernement de combat qui ne lâche rien.

En effet, il ne faut que pas qu’un gouvernement de gauche assiste impuissant à ces destructions massives d'emplois . Car alors c’est la porte ouverte à l’extrême droite. Notre peuple a exprimé avec force sa volonté de mettre un coup d'arrêt aux politiques libérales par le rejet de la droite et de Nicolas Sarkozy. Si par malheurs la gauche échoue face au mur de l’argent dans son combat pour l’emploi et la dignité alors les démagogues de l’extrême droite sauront profiter de la situation pour conquérir le pouvoir.

Cette leçon est importante à 15 jours des législatives. Car si nous voulons un gouvernement qui ne lâche rien face au patronat qui soit un rempart contre la crise et contre le front national alors il faut envoyer a l’Assemblée Nationale des député(e)s qui ne lâcheront rien et qui imposeront des mesures anti-licenciements dès le début de la session parlementaire.

C’est pourquoi il est important de voter et de faire voter pour les député(e)s front de gauche qui proposent l’arrêt des licenciements, un usage différent des fonds publics, l’instauration de droits nouveaux pour les salariés qui sont les seules mesures en ces temps de crise qui peuvent protéger efficacement les travailleurs.

(1) 3 000 emplois en ligne de mire à Air France, 3 000 également à PSA-Aulnay, 3 000 encore à Carrefour, 10 000 dans toute la filière de la grande distribution, des milliers encore à Fralib, Nouvelles Frontières, ArcelorMittal, Petroplus, SeaFrance, H2M ex-Québécor, Meryl Fiber