Il est donc nécessaire de développer l’accès à une contraception choisie, gratuite et anonyme pour tous les jeunes qui en ont besoin, sur l’ensemble du territoire français : des solutions existent, Madame la Ministre !

Pour cela, il est dès aujourd’hui possible de mettre en place des réseaux de professionnels de proximité, (médecins, sages-femmes, conseillères, pharmaciens, infirmières...) sur tous les territoires, en s’appuyant sur les coopérations entre ces professionnels formés et volontaires et en lien avec les centres de planification existants.

Faciliter l’accès à la contraception pour tous les jeunes, c’est d’abord reconnaître la sexualité de tous les jeunes, sans limite d’âge. C’est rendre effectif le droit à l’information et à l’éducation à la sexualité pour tous les jeunes. C’est faciliter l’accès à une contraception choisie, sans jugement ni tabou, auprès de professionnels formés à l’accueil des jeunes. Enfin, c’est inscrire la contraception et l’IVG comme thématiques prioritaires en termes de droits et de santé publique dans toutes les politiques de territoire, en ville, en péri-urbain et en rural.

Pour le Planning familial, il n’est pas question aujourd’hui de restreindre l’accès à une contraception gratuite et anonyme aux 15-18 ans, ou de limiter à tel ou tel contraceptif mais bien de l’étendre à tous les jeunes qui en ont besoin, mineurs ou majeurs, filles ou garçons, et de favoriser l’accès à toutes les formes de contraceptions, pour permettre un choix adapté au mode de vie de chaque jeune.

Madame La Ministre, nous espérons que « l’accès gratuit et anonyme de tous les jeunes à l’information et aux différents modes de contraception sera garanti », comme François Hollande s’y était engagé lors de la campagne présidentielle. Nous y veillerons.

Dans l’attente, recevez, Madame la Ministre, nos meilleures salutations.

Pour Le Planning Familial, Carine Favier, Présidente