Ces associations, les banques alimentaires, la croix Rouge française, les Restos du Cœur et le Secours populaires français se sont unis pour le maintien d’une aide alimentaire européenne aux plus démunis et ainsi permettre une réponse à la hauteur des besoins de populations fragilisés par le contexte de crise économique d’une ampleur sans précédents.

Le PEAD permet de nourrir jusqu’à présent 18 millions d’européens, dont 4 millions de français, à peine 40% de celles et ceux qui pourraient y prétendre sur notre continent.

La proposition de la Commission européenne est bien en-deçà des besoins en faisant chuter d’un milliard d’euros sur sept ans les fonds alloués précédemment au PEAD est en contradiction avec la perspective légitime et bienvenue d’ouvrir ce programme aux 27 Etats, qui composent l’Union Européenne. Elle exige une participation des Etats à des hauteurs qui en excluront de fait ceux parmi l’Union les plus gravement touchés par la crise.

Nous vous demandons à porter l’exigence d’un maintien du PEAD et d’un financement dont la hauteur minimale puisse être de 4,75 milliards d’euros, somme mesurée par la Commission pour répondre aux besoins existants.

Aujourd’hui, ce sont 116 millions de citoyens Européens qui sont menacés de pauvreté ou d’exclusion sociale. Parmi eux, ce sont près de 40 millions d’hommes et de femmes qui souffrent de privation matérielle aigüe.

Monsieur le Président, la solidarité ne peut pas être invoquée par les différents gouvernements européens uniquement lorsqu’il s’agit de sauver le système financier, le droit à la sécurité alimentaire est un droit élémentaire et fondamental, qui relève des droits de l’Homme.

Respectueusement,

Le Maire,

Jean-François VOGUET