Ces patients sont des migrants dans leur majorité (92 %), souvent en situation irrégulière et pauvres (99 % vivent sous le seuil de pauvreté), 72 % sont à la rue ou en logement précaire. C’est donc un baromètre de la très grande pauvreté que livre annuellement l’ONG. Or ces migrants pauvres ont d’énormes difficultés à avoir accès aux soins. La preuve?: 38?% accusent un retard de soins. Pourtant, souligne Jean-François Corty, directeur des missions France de MdM, « nous ne sommes pas face à de la bobologie, mais à de réelles maladies ». 12 % des patients sont atteints de maladies potentiellement graves (hypertension, asthme, épilepsie, psychoses, etc.) pour lesquelles les retards de soins peuvent avoir des conséquences dramatiques. C’est aussi le cas des femmes enceintes, dont 45 % accusent un retard de suivi de grossesse, une « grosse préoccupation », précise Thierry Brigaud puisque ces « grossesses précaires sont à risques ».

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