C’est pourquoi, dans le cadre de ma délégation j’ai proposé que notre commune participe à ce nécessaire élan de solidarité internationale au travers d’une aide financière versée aux acteurs de la solidarité. Les prochains mois seront cruciaux pour la région.

A cause de la sécheresse (la troisième en 10 ans), le faible taux de récolte menace de la famine près de 16 millions de personnes. D’ores et déjà de 1 à 1,5 million d’enfants souffrent de malnutrition sévère. La crise s’est accélérée depuis mars et un nombre croissant de déplacés et réfugiés provoque une forte augmentation des besoins en termes d’accès à l’eau, à la nourriture et à la santé.

L’appel aux dons lancé par un grand nombre d’ONG internationales n’a recueilli pour le moment qu’un tiers des objectifs fixés pour endiguer cette catastrophe, c’est pourquoi la municipalité devra décider lors du prochain Conseil municipal d’une aide exceptionnelle d’urgence de 3000 euros, à destination de l’ONG Action contre la Faim. Action contre la Faim qui est présente sur place et très active auprès des populations victimes de la famine pour lui permettre de mener à bien ses programmes.

Cette famine nous interroge aussi fortement sur la nécessité, dans le respect des souverainetés, de la création d’un marché africain protégé qui permette un développement auto-centré et des échanges équilibrés avec le marché mondial et sortir par ce moyen de l’économie de rente et de pillage, de la dépendance aux exportations de productions industrielles des pays du Nord.