Aujourd’hui, nous sortons de dix longues années de remise en cause du service publique de l’éducation nationale par des politiques publiques qui par exemple sous le coup de la RGPP (80 000 poste supprimé dans l’éducation nationale) ont lourdement impacté la réussite scolaire des jeunes val-de-marnais.

Dans le val de marne nous avons vue ainsi tout au long de ses années se détériorée méthodiquement l’offre scolaire en Val-de-Marne.

Ainsi dans notre dispositif nous avons vue apparaître des situations d’exclusions scolaires inédites comme par exemple l’année dernière où nous avons dû accompagner plus de 800 jeunes dont près de 200 jeunes de moins de 16 ans qui étaient en septembre sans affectation scolaire. Il a fallu que des familles val-de-marnaises saisissent le tribunal administratif et obtiennent la condamnation de l’état pour obtenir ce que la loi leur garantie : la scolarité obligatoire pour les enfants de moins de 16 ans.

Comme de nombreux français qui l’ont manifesté par leur vote nous ne voulons plus de ces politiques de casse des services publiques. Et particulièrement en val de marne nous ne voulons plus revivre ces situations d’exclusions scolaires.

Avec l’élection de François Hollande et de la nouvelle majorité parlementaire une nouvelle situation s’ouvre en France et donc en Val-de-Marne.

Pour autant les choix politiques de l’ancienne majorité vont évidemment lourdement impacter les conditions de la rentrée scolaire en Val de Marne en septembre 2012. La brutalité des coups portés contre l’éducation nationale, ces dernières années, marquera pour longtemps encore l’activité du service publique de l’éducation nationale en val-de-marne.

Cependant, nous pensons qu’avec la nouvelle majorité de députés de gauche, le gouvernement a le pouvoir et le devoir de mettre fin aux dix années d’accroissement des inégalités, d’injustices et de casse de l’École de la République. En Val de Marne la rentrée préparée par l’ancien gouvernement se traduit par exemple dans le premier dégrée par la fermeture de 64 classes et 61 postes.

Vincent Peillon, nouveau ministre de l’éducation de François Hollande a annoncé dans un premier temps le déblocage de 1000 postes au niveau national. Cette mesure rompt avec les logiques précédentes de suppressions de postes. Mais elle reste de l’ordre du symbole face aux besoins (80 postes sur l’académie de Créteil).

Les 1000 postes débloqués pour cette rentrée ne suffiront pas ; il faut amorcer un rattrapage beaucoup plus conséquent dès 2012 pour pouvoir contrer les effets néfastes sur la réussite scolaire des 80 000 suppressions de poste de l’aire Sarkozy.

Il faut oser la réussite scolaire et pour cela il faut des moyens. C’est ce défi de grande ampleur que nous souhaitons relever par notre participation à SOS rentrée.

C’est pour cela que le 4 septembre devant les locaux de l’académie de Créteil, nous serons avec le dispositif SOS rentrée, au côté des familles et des jeunes pour faciliter leur démarche administrative auprès de l’éducation nationale pour faire valoir leur droit à la scolarité de leur choix.

Nous serons aussi là pour porter l’exigence que le ministère de l’Education Nationale réponde aux urgences de la rentrée 2012, dans le cadre d’un collectif budgétaire.

C’est la seule façon de permettre l’organisation d ‘une rentrée scolaire qui ne laisse pas un seul jeunes val-de-marnais aux portes de l’école. Le 25 juin 2006 Le collectif des élus du val de marne de SOS Rentrée. (Premiers signataires, Gilles Saint-Gal, Vice-président du CG, Sophie Germa maire adjointe Vitry-sur-Seine, Luc Ladire, conseiller municipal délégué …)